Suicides dans la Gendarmerie :

2018, une année déjà “extrêmement inquiétante” pour Richard Lizurey

Source l’essor de la Gendarmerie

L’alerte est lancée par le directeur général de la Gendarmerie lui-même. En ce début d’année, le nombre de suicides – 7 – et de tentatives de suicides – 15 – chez les gendarmes inquiète la hiérarchie de l’institution. Mercredi 14 mars, Richard Lizurey n’a pas pris de gants pour exprimer son inquiétude devant les sénateurs de la commission d’enquête sur l’état des forces de sécurité intérieure.

Une instance justement créée à l’automne pour se pencher sur la recrudescence des suicides chez les policiers et les gendarmes.

Cette année, malheureusement, nous sommes sur une tendance extrêmement inquiétante”, relève le directeur général. “Je suis un peu inquiet de cette évolution”, poursuit-il. Des chiffres qui placent déjà 2018 dans la lignée des années les plus dramatiques sur ce sujet de la dernière décennie.

La première mesure de Richard Lizurey face à cette dangereuse tendance sera de réunir, avant la fin de la semaine, la commission nationale de prévention des risques psycho-sociaux de la Gendarmerie. L’objectif ? Faire un bilan et un point de situation pour tenter “d’aller encore plus loin par rapport au dispositif déjà mis en place”.

L’an passé, 18.000 entretiens individuels des personnels ont ainsi été menés par le réseau de l’arme. Le bilan social 2016 faisait lui état de 12.720 consultations psychologiques, un chiffre en augmentation notamment grâce au maillage territorial renforcé. En tout, la chaîne de prévention de la Gendarmerie est forte d’un bureau spécialisé au niveau central, d’e 51 chargés de préventions et de 274 délégués, de deux psychologues du travail, et de 38 officiers psychologues cliniciens (un 39e est en cours de recrutement).

Cohésion dans la Gendarmerie

La tendance actuelle inquiète, car jusqu’ici, la Gendarmerie semblait être plus préservée de ce fléau que la Police. Sur ces dix dernières années, le nombre moyen de suicides par an est de 25 chez les gendarmes, contre plus de 43 chez les policiers. Une différence qui tient “surtout, à notre sens, aux différences de conditions de travail : la vie en caserne facilite la détection du mal-être d’un collègue”, soulignait devant cette même commission d’enquête Thierry Guerrero, le président de l’association professionnelle nationale de militaire Gendarmes et citoyens.

L’article complet et très intéressant sur l’essor de la Gendarmerie

error: Alert: Le contenu est protégé !!